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L’HOMME JESUS

29 avril 2007 Samuel

 

Un jour, pendant la fête juive des cabanes, Jésus guérit un homme aveugle de naissance. En le voyant dans les rues de la Judée, libre de ses mouvements, ses voisins et ceux qui avaient l’habitude de le voir mendier dirent:

– Cet homme, n’est-ce pas celui qui était toujours assis en train de mendier ?

Il leur répondit :

– L’homme qui s’appelle Jésus, a fait un peu de boue, m’en a frotté les yeux, puis il m’a dit : « Va ? Siloé et lave-toi. » J’y suis allé, je me suis lavé et, d’un coup, j’ai vu clair.

Plus tard, devant les pharisiens qui lui demandaient ce qu’il pensait de ce Jésus qui lui avait ouvert les yeu²x, il répondit :

C’est sûrement un prophète, car S’Il ne venait pas de Dieu, Il n’aurait rien pu faire.

L? -dessus, les pharisiens l’expulsèrent de la synagogue. Mais Jésus l’apprit. Il alla le trouver et lui demanda :

Crois-tu au Fils de l’homme ?

Il lui répondit :

Qui est-ce ? Dis-le moi, Seigneur, pour que je puisse croire en Lui.

Jésus lui dit :

Tu Le vois de tes yeux. C’est Lui-même qui te parle maintenant.

Je crois, Seigneur, déclara l’homme, et il se prosterna devant Lui.

L’ancien aveugle a commencé par reconnaître en Jésus un homme exceptionnel qui l’avait aperçu au bord du chemin, s’était arrêté, s’était penché sur sa misère et l’avait guéri[1]. Ensuite, il a discerné en cet homme la qualité de prophète de l’Eternel puisqu’Il accomplissait des miracles que nul n’avait jamais pu faire (V32). Enfin, il est parvenu ? la reconnaissance de la seigneurie de Jésus-Christ, le Fils de l’Homme. Ces quatre termes : l’homme qui s’appelle Jésus, prophète, le Fils de l’Homme et Seigneur résument le cheminement spirituel de l’aveugle et… peut-être aussi celui de chacun d’entre nous.

L’Eglise a largement contribué ? propager les trois dernières désignations du Christ. Elle a bien raison car Jésus-Christ est effectivement Seigneur, c’est-? -dire Dieu. En effet « Seigneur » est le nom sous lequel Dieu s’est révélé ? Moïse dans exode 3 : 13 et 14 d’après la traduction grecque de l’Ancien Testament. Or, nous savons que le Nouveau Testament a été écrit en grec. « Seigneur » était aussi le nom le plus habituel pour désigner le Dieu d’Israël[2]. Dans Deutéronome 10 : 17, Il est d’ailleurs présenté comme le « Seigneur des seigneurs ». Le Nouveau Testament affirme clairement la divinité du Messie qui, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie ? arracher d’être égal avec Dieu (Philippiens 2 : 6). Nous sommes d’ailleurs expressément mis en garde contre le déni de la divinité de Jésus :

Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue : Il y eut un homme envoyé de Dieu : son nom était Jean (-Baptiste). Il vint pour servir de témoin, pour rendre témoignage ? la lumière, afin que tous crussent par lui. Il n’était pas la lumière, mais il parut pour rendre témoignage ? la lumière. Cette lumière était la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme. Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle, et le monde ne L’a point connue (Jean 1 :1-10. Voir également Colossiens 1 : 16 et Hébreux 1 : 2 et 2 : 2).

Cependant, Jésus qui est Dieu est aussi pleinement homme selon le mystère divin. 2 Jean : 7 déclare que ceux qui ne reconnaissent pas cette vérité sont menteurs et anti-Christ. Jésus a partagé notre condition humaine (Hébreux 2 : 14et 17). Il avait une généalogie comme chacun de nous et Il a vécu dans une chaire semblable ? la notre, justement pour que Dieu puisse condamner le péché dans la chair (Romain 8 :3).

Les deux aspects de la nature de Jésus sont utiles. L’Eglise en insistant davantage sur la divinité du Maître a peut-être négligé les implications de Son humanité. Pourtant, dans l’histoire du christianisme, les grands hommes de la foi tendent ? dire que l’humanité de Jésus en dit long, dit même l’essentiel sur l’identité de Dieu[3] . Je cite simplement trois exemples :

  • Paul qui nous invite ? l’imiter comme lui-même imite l’homme Jésus. Il avait ses yeux fixés sur Jésus (Corinthiens 11 : 1).
  • Pierre qui affirme que le Christ nous a appelé pour que nous suivons Ses traces (2 Pierre 1 : 15 et 2 : 21)
  • Et, plus récemment, Mikaël WINKELSASS qui, s’inspirant de la « folle journée » de Jésus nous invita ? expérimenter le système « D » : Douleur, Désert, Douceur, Délivrance.

Eh bien je vais continuer sur leurs pas. Après avoir parlé de la vie de Jésus notre Seigneur, je citerai quelques implications que nous devons en tirer pour notre vie. Pour ce matin, je me limerai ? trois thèmes : la joie de Jésus ; Jésus et les difficultés matérielles et, enfin, Jésus face ? l’oppression.

Avant d’aller plus loin dans ce message je tiens juste ? préciser que je m’inspire largement du livre L’homme qui s’appelle Jésus de l’auteur français Alfred Kuen. Je vous le recommande.

La joie de Jésus :

Nous le savons tous, la vie de Jésus n’a pas été de tout repos. Il n’avait même pas de lieu où reposer Sa tête. Pourtant Il a été content en toutes circonstances, bonnes ou mauvaises. Il trouvait toujours une occasion de louer l’Eternel :

Avec Ses disciples qui revinrent d’une mission, heureux que les démons mêmes leur étaient soumis en Son nom, Jésus tressaillit de joie par le Saint Esprit, et loue le Père, le Seigneur du ciel et de la terre, de ce qu’Il a permis ces choses (Luc 10 : 19-22).

Face ? Pilate qui pense détenir un quelconque pouvoir sur Sa vie, Jésus lui déclare le contraire et se réjoui de ce que tout pouvoir vient d’en haut (Jean 19 :11).

Oui, Jésus était toujours joyeux. Il n’a jamais vraiment recherché les plaisirs mondains. Mais Il a cependant accueilli toutes les joies réelles de l’existence humaine, depuis les plus simples, les plus immédiates, jusqu’aux plus spirituelles[4] . Vous trouverez l’histoire que je vous ai racontée en guise d’introduction dans Jean 9. Elle se déroule pendant une fête juive, celle des cabanes qui marquaient les réjouissances du peuple pour leurs récoltes. Le Messie a régulièrement comparé le royaume des cieux ? des grands moments de réjouissances. Son désir pour nous est que nous nous réjouissons toujours. D’ailleurs n’est-Il pas Dieu ? Recherchez dans l’Ancien Testament les fêtes juives d’inspiration divine. Vous serez étonnés de constater leurs nombres et la durée de chacune d’elles.

Si Jésus n’avait pas été rayonnant de joie, Il n’aurait pas pu attirer de si grandes foules orientales et méridionales. Sa présence devait être enthousiasmante, puisque les disciples étaient dans la joie près de Lui. Il appréciait les hommes et leur compagnie[5]. Jean 11 : 5 nous dit que Jésus aimait Marthe et sa sœur et Lazare. On pouvait Le retrouver ? Cana pour un mariage ; ? un repas organisé par Simon l’ancien lépreux. Il a aussi été chez un chef des pharisiens et dans un banquet d’adieu que Lévi, c’est ? dire Matthieu, organisa avant de Le suivre.

Comme je le disais plus haut, la joie de Jésus n’était pas fonction des circonstances. Elle a demeuré même lorsque toutes les raisons humaines de se réjouir se sont soustraites ? Lui l’une après l’autre ? mesure qu’Il se rapprochait du terme de Sa vie[6]. Sa joie était parfaite car profonde et de source spirituelle. Si Jésus a été constamment dans la joie, c’est parce qu’Il était conscient de l’élection de Dieu dans Sa vie. Hébreux 2 : 12 précise que c’est en vue de la joie qui Lui était réservée, qu’Il a souffert la croix et méprisé l’ignominie. La certitude de notre élection par Dieu et l’assurance de Sa présence vivifiante près de nous tous les jours de notre vie devrait être pour nous un puissant motif d’encouragement et une grande source de joie.

Le Christ, par Sa vie terrestre, nous a appris ce que signifie être dans le monde sans être du monde. Au cours des siècles, certains chrétiens ont cru que, pour être chrétiens, il fallait se retirer de tout commerce avec les hommes. Mais Jésus était tout ? l’opposé de ces ermites misanthropes. Il a pris part aux réjouissances du peuple au milieu duquel Il vivait. Au début de Son ministère, Il va ? une noce avec Ses disciples et, au lieu d’y faire un discours de morale sur les bienfaits de la tempérance ou un sermon sur la vanité des plaisirs de ce monde, Il leur fait cadeau de quelques centaines de litres d’un vin de premier choix. L’exemple de Jésus nous apprend que nous pouvons jouir de toutes les joies que le monde nous offre. Mais notre plus grande joie c’est de savoir que nous sommes réconciliés avec le Père[7]. Mais, avant de se lancer dans des conclusions hâtives, il est utile de remarquer que dans toutes Ses rencontres, Il n’a jamais été sous un joug étranger. C’est ? dire qu’Il ne s’est pas laissé séduire par la vie déréglée des hommes sans Dieu. Il n’était pas avec eux pour vivre selon leurs principes mais pour leur témoigner l’accueil chaleureux du Père pour tout homme qui se repend. Il n’y en effet pas de rapport entre la justice et l’iniquité. Il n’y a pas de point commun entre la lumière et les ténèbres.

Parlons maintenant de notre thème :

Jésus et les difficultés matérielles :

Si Jésus a été l’exemple de la joie, il fut aussi « un homme de douleur, habitué ? la souffrance » et aux difficultés financières. Il a grandit dans la pauvreté comme la moitié de l’humanité. Vous savez qu’il n’est pas né dans un grand hôtel de Jérusalem mais dans une étable. A sa naissance, Ses parents offrirent en sacrifice deux tourterelles ou deux jeunes pigeons. C’était ce qui était prescrit par loi pour les familles qui n’avaient pas beaucoup de revenus (Cf. Lévitique 5 : 7 et Luc 2 : 24). Il dû apprendre ? vivre le quotidien et ? compter sur Dieu pour le lendemain. C’est Lui qui demande dans Matthieu 6 : 34 de ne pas nous inquiéter du lendemain.

En tant qu’homme notre maître a connu la faim. Il eut soif, fut fatigué et pleura même. Alfred Kuen précise dans son livre que : Le jour où Jésus a commencé ? prêcher, Il a aussi renoncé ? avoir Son « chez soi », Il est devenu ce que nous appelons un SDF, sans domicile fixe. Il a été obligé de freiner l’enthousiasme d’un candidat-disciple en lui disant : »les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids, mais le Fils de l’Homme n’a pas un lieu où reposer Sa tête ». Alfred Kuen poursuit en se demandant : Combien de nuits le Seigneur a dû passer ? la belle étoile ? La dernière semaine de Sa vie sur terre, Il a d’abord logé chez Ses amis ? Béthanie, puis, peut-être pour réserver toutes Ses forces pour les luttes de la journée ou pour éviter des ennuis ? ses amis, Il a « campé la nuit sur la colline appelée mont des oliviers ». Ses disciples ne semblait pas toujours très enthousiastes pour vivre ce genre d’existence. Pierre Lui demanda un jour : « Voici nous avons tout quitté pour Te suivre. Qu’en sera-t-il de nous ? » En d’autres termes : Qu’est-ce que cela nous rapportera[8] ?

Le Messie a voulu vivre dans la pauvreté pour mieux partager notre humanité. Quel sens auraient eu Ses paroles : « Ne vous inquiétez pas du lendemain » s’Il avait fait partie d’une famille aisée où Sa subsistance était assurée d’avance[9], se demande encore Alfred Kuen ? Pourtant nous savons que Jésus, s’Il l’avait souhaité, aurait pu disposer de toutes les richesses matérielles du monde. Non seulement Ses miracles le disent (changer l’eau en vin, multiplier par plus de 1000 quelques morceaux de pains et de poissons, pêches miraculeuses, etc.), mais surtout toutes choses ont été crées par Lui et pour Lui. « De riche qu’Il était, Il s’est fait pauvre, afin que par Sa pauvreté nous soyons enrichis » nous dit 2corinthiens 8 : 9. Ainsi, nous avons la démonstration par la preuve, que des difficultés matérielles défavorables ne sont pas un obstacle ? une vie chrétienne riche et épanouie. Regardez les oiseaux du ciel: ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux, nous demande Jésus dans Matthieu 6 : 26 ? Si nous répondons par l’affirmative ? cette question et si nous l’intégrons entièrement dans nos vies, alors les inquiétudes, les soucis, la déprime, la peur, cèderont progressivement la place ? la paix et ? la confiance sereine en l’Eternel qui veille sur nous et qui connaît même le nombre des cheveux de nos têtes. Quelle grande marque d’attention !

Que dire de ceux qui ne connaissent que l’abondance ? Que leurs difficultés matérielles ne sont pas forcément moindres. Ils font partie des perdus que le Fils de l’Homme est venu chercher et amener au salut. Le Christ veux également communier avec eux. De passage ? Jéricho, c’est chez Zachée, un homme riche qu’Il va loger. On disait d’ailleurs de Lui qu’Il était un ami des riches et des collecteurs d’impôts. C’est pourtant Lui qui dira que : « il est plus facile ? un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’? un riche d’entrer dans le royaume de Dieu ». Ce que Dieu veut s’est notre sanctification, quelque soit la quantité de nos richesses (Matthieu 19 : 24). L’apôtre Paul dit dans Philippiens 4 : 12 : « Je sais vivre dans le dénuement, je sais aussi vivre dans l’abondance. C’est le secret que j’ai appris: m’accommoder ? toutes les situations et toutes les circonstances, que je sois rassasié ou que j’aie faim, que je connaisse l’abondance ou que je sois dans le besoin ». Cela est possible pour tout le monde, riche comme pauvre, quand notre attachement ? Dieu devient notre grande priorité.

Parlons maintenant de mon dernier point de ce matin :

Jésus face ? l’opposition :

Pour ne pas déborder le temps réservé au message, je ne m’y attarderai pas. Juste quelques mots pour dire que jamais homme n’a connu de l’opposition comme Jésus, quelquefois de la part même de ceux dont on ne se l’imaginait pas. En ces temps d’élections présidentielles, il serait malvenu pour un supporter d’une des deux parties de se moquer de son champion. Pourtant, ceux qui ont acclamé le Christ sont aussi ceux qui ont crié seulement quelques jours plus tard : « crucifie-Le, crucifie-Le ». Il n’était pas compris de Ses propres frères et quand la seule fois où Il a réclamé la présence de Ses disciples, ils n’étaient pas disponibles : ils s’étaient dispersés et l’avaient laissé seul. Mais malgré tout cela, Jésus est resté fidèle. Il a fait pleinement confiance au Père (Jean 16/32-33) et Il a trouvé les ressources nécessaires pour aimer davantage et pour faire ce qui est juste et droit devant l’Eternel. Quel merveilleux exemple d’amour et du devoir. Le Christ nous montre par Sa vie comment aimer ceux qui nous font ou nous veulent du mal, puisque en dépit de toutes les lâchetés et oppositions que les hommes Lui ont causées, Il est mort pour nous sauver. Il nous dit également par l? que notre obéissance ? Dieu ne doit pas dépendre des circonstances. Il est inutile d’essayer de justifier sa rébellion en pointant notre voisin ou même la société.

Pour conclure ce message, je dirai que la vie de Jésus est belle car c’est la vie sans haine. C’est une vie qui a été entièrement dirigée par le Saint-Esprit. Le Saint-Esprit sans lequel toute vie est vaine. Rappelons-nous qu’être chrétien signifie suivre Christ, c’est-? -dire marcher comme Jésus l’a fait sur cette terre. Son humanité en dit long, dit même l’essentiel sur l’identité de Dieu. Si nous voulons être conformes ? ce que Dieu est, recherchons dans la Parole les traces de notre maître et laissons nous guider par elles.

Que Dieu vous bénisse.


 

[1] Alfred Kuen L’homme qui s’appelle Jésus p. 6.
[2] http://www.clairval.com/lettres/fr/textes/JecroisenJC_fr.htm#3.1
[3] Jacques Duquesne Le Dieu de Jésus p. 64.
[4] Alfred Kuen L’homme qui s’appelle Jésus p.9
[5] Alfred Kuen L’homme qui s’appelle Jésus p.12-13
[6] Alfred Kuen L’homme qui s’appelle Jésus p.14
[7] Alfred Kuen L’homme qui s’appelle Jésus p.12 et 11.
[8] Alfred Kuen L’homme qui s’appelle Jésus p. 23.
[9] Alfred Kuen L’homme qui s’appelle Jésus p. 21

 

 

 

 

 

 

 

 

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