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Jean-Claude : sauvé de l’alcool !

20 avril 2010 cep.le.mans

Issu d’une famille ouvrière, je suis né le 18 mars 1944 ? Surfonds dans la Sarthe. Dès ma plus jeune enfance, j’étais quelqu’un de très sensible et angoissé. J’ai été élevé par mes grands-parents? jusqu’? l’âge de 12 ans. Je suis né d’une mère célibataire et jusqu’? l’âge de 11 ans, je ne savais pas qui était mon père biologique. Ma mère s’est mariée alors que j’avais 4 ans, avec un homme que je considérais alors comme mon vrai père. Il m’avait reconnu, c’est pourquoi je portais son nom. Mais ? l’école communale du village, tout le monde connaissait (y compris mes petits camarades filles et garçons) l’identité de mon vrai père. Alors, un jour, un de mes oncles retraité de l’agriculture m’a pris ? part et m’a expliqué pourquoi tous les enfants se moquaient de moi en m’appelant par le nom de famille de mon vrai père? ! Il m’a dit «? puisque tes grands-parents et parents ne te disent rien sur le passé de ta mère, moi je vais t’expliquer … Avant son mariage, ta mère était enceinte, mais l’homme apprenant cela l’a quittée? » A l’époque, une mère célibataire n’était pas bien vu du tout, elle était traitée de tous les noms… Ce fût un grand choc moral pour moi, et je n’arrivais pas ? comprendre pourquoi mes plus proches parents m’avaient caché la vérité…

A l’époque, mes parents habitaient Paris et venaient me voir en Sarthe une fois tous les 15 jours, mon père adoptif travaillait ? la SNCF et ma mère était sans emploi. A 83 ans, ma grand-mère décède, laissant mon grand-père, grand invalide de la guerre 14-18. Il ne pouvait pas rester seul dans sa maison. Mes grands-parents avaient 12 enfants, ce fût un de ses enfants qui le prit en charge. C’est pourquoi je suis allé vivre chez mes parents ? Paris, pour finir ma scolarité. En février 55, ma sœur Dominique est née, ainsi nous étions contraints de vivre ? 4 dans une chambre d’hôtel insalubre. C’est pourquoi, je décidais de quitter l’école ? 14 ans avec seulement mon certificat d’études comme diplôme.

Mes parents m’avaient baptisé ? 1 an dans l’église catholique du village, et ? 11 ans, je fus obligé de suivre le catéchisme en vue de faire ma communion solennelle ? 12 ans. Je ne me sentais pas du tout concerné par Dieu, Jésus, Marie. Dès cet âge, je me considérais comme athée.

Mes parents ayant acheté une maison ? Surfonds, j’allais y passer toutes mes vacances scolaires, puis plus tard quand je travaillais, j’y allais en juillet ou en août. Dès 15 ans, je commençais ? sortir dans les petits bals musettes de campagne. A cette époque, j’étais encore un adolescent timide et angoissé, et avec la petite somme d’argent que mes parents me donnaient, je le dépensais dans l’alcool. Je le considérais comme un ami, ou comme une béquille qui m’aidait ? surmonter ma timidité envers les jeunes filles. Ce fût la bière qui m’aida dans les moments difficiles. A 16 ans, l’alcool avait déj? prit une place importante dans ma vie. Néanmoins, je travaillais toujours et passait 3 heures par jour dans les transports en commun. La place de l’alcool dans ma vie grandissait de jour en jour? , de mois en mois, d’années en années…

Pendant? le service militaire, je travaillais dans une grande société fabricant des avions, des fusées, des hélicoptères pour l’armée de l’air. Malgré mon état dépressif important dû ? l’alcool, je fus déclaré apte pour 18 mois comme «? militaire appelé? » dans une base d’école aérienne. J’étais basé ? Auxerre dans l’Yonne. Lors des sélections pour les 3 jours et les nombreuses visites médicales, ils remarquèrent une dégradation de mon état de santé. Ils me proposèrent donc de me réformer temporairement pour 1 an. Je refusais et je fus admis «? bon pour le service? armé». J’avais alors presque 20 ans. Je fus pistonné et après 3 mois de classe, je fus affecté ? Paris ? la cité de l’air, comme aide-secrétaire au sein d’un commandement des écoles de l’armée de l’air. Etant dans un travail administratif, je fus exempté de garde, si bien que je rentrais tous les soirs dormir chez mes parents. De plus j’avais tous mes samedis et dimanches libres. J’étais déj? devenu dépendant de l’alcool, mais malgré tout cela, je ne me posais pas encore trop de questions.

C’est au cours d’un bal de la police, que je rencontrais une jeune fille, qui 4 ans plus tard, allait devenir mon épouse. Je réintégrais la vie civile en décembre 1964? ; et je reprenais mon travail d’employé administratif ? Sud-Aviation au service du personnel ? Courbevoie dans les Hauts-de Seine. Je me mariais en janvier 1968 ? Colombes, c’était une période très mouvementée ? Paris, il y avait déj? des grèves importantes. Mon état de santé se dégradait de plus en plus, et l’alcool prenait de plus en plus de place dans ma vie…J’effectuais alors, sous prescription de mon médecin traitant, ma première cure de désintoxication. Mais ce fut malgré tout le début d’une descente en enfer, allant de maison de santé en hôpital spécialisé… J’ai tenté de mettre un terme ? ma vie ? plusieurs reprises, en mélangeant alcool et médicaments. Je me suis retrouvé dans le coma plusieurs fois. Dans cette période difficile, nous avons eu 2 garçons : Sébastien qui a maintenant 41 ans et Alban qui en a 35.

Spirituellement, je cherchais de l’aide. Je rentrais souvent dans des églises brûler des cierges, et je cherchais le contact avec des prêtres. Lors d’une consultation au sein d’un dispensaire d’hygiène et de santé, un médecin me proposa d’entrer en contact avec une association « les alcooliques anonymes ». Nous habitions alors Le Chesnay dans les Yvelines ? côté de Versailles. Il existait un groupe d’anciens buveurs qui se rencontraient 2 fois par semaine. Je décidais, après de multiples hésitations,? ? me rendre ? une première réunion. Pour ce premier rendez-vous, je m’enivrais pas mal, au risque de me faire exclure de la réunion. Je fus malgré tout, bien accueilli dans ce groupe, qui comprenait des hommes et des femmes de tout âge, condition sociale et professionnelle. J’entendais pour la première fois des gens donnant leur témoignage et ils me ressemblaient sous plusieurs aspects. J’ai appris que je n’étais pas un taré, un vicieux, un bon ? rien, mais que j’étais un malade alcoolique (au même titre qu’un malade diabétique ? qui il ne faut pas de sucre). On me donnait de multiples brochures ayant trait ? ma maladie, mais j’ai aussi découvert qu’on y parlait de Dieu tel que chacun de nous pouvait le concevoir, pour nous redonner espoir. Je comprenais que ce Dieu pouvait me rendre la raison.

Mais je divorçais en 1978 et me retrouvais dans la rue comme SDF pendant 10 ans, avec des moments sans alcool et des rechutes.

En 1996, je rencontrai au centre hospitalier spécialisé du mans, un jeune chrétien d’origine asiatique qui me parla du «? Centre Evangélique protestant? » au mans dont il faisait partie. Il me donna un numéro de téléphone et ainsi j’ai pu entrer en contact avec les pasteurs Geof Cawston et Jean Schrumpf. J’ai passé toute une après-midi chez ce dernier pour lui parler de mon passé et confesser mes péchés. Peu de temps après, je franchissais la porte de l’église évangélique du CEP et je me suis fait baptiser en 2001.

En 2003, je me suis rapproché de Marie-Laure et nous nous sommes mariés en juillet 2007 devant le Seigneur.

Merci Seigneur Jésus de m’avoir sauvé du naufrage et merci encore d’avoir veillé sur mon humble personne pécheresse. Nous formons désormais un couple chrétien, et je remercie Dieu pour cela. Jésus dit dans sa Parole «? Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie? , nul ne vient au père que par moi»

3 Commentaires Ajouter le vôtre

  • 1. Alain | 20 avril 2010 à 17:51

    Merci Seigneur pour ton oeuvre dans la vie de Jean-Claude.
    Et merci Jean-Claude pour ton témoignage sincère. Que dieu te bénisse dans cette nouvelle vie qu’il t’a donné.
    Un ancien buveur et maintenant frère en le foi en Jésus.
    Alain.

  • 2. fofingue | 24 avril 2010 à 11:43

    A l’attention d’Alain Monclair

    Merci pour ton commentaire et ton encouragement.

    Nous aurons peut-être l’occasion de nous rencontrer.

    Cordialement en Jesus

    Jean Claude

  • 3. SCHRUMPF Jean | 21 mai 2010 à 18:41

    Merci pour ton témoignage. Cela me pousse ? louer le Seigneur et cela m’encourage ? continuer ce ministère de relation d’aide.

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