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Alain : sorti de l’alcoolisme

21 novembre 2007 cep.le.mans

Alain est pasteur ? Concarneau. Il donne ici son témoignage. Vous pouvez aussi visiter son site en cliquant ICI

l'espéranceJésus lui dit : « Va dans ta maison, vers les tiens, et raconte-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi, comment il a eu pitié de toi. » Marc 5 : 19.

Ce que je vais vous raconter n’est que le récit de l’intervention de Dieu dans ma vie. Je n’ai rien ? inventer ou imaginer, je vais simplement décrire ce que Dieu a fait dans ma vie.

Ce n’est pas parce que j’estime être un homme extraordinaire que je vais vous raconter ma vie. Au contraire, j’estime être un homme ordinaire, si ordinaire que je trouve de plus en plus extraordinaire que Dieu ait pu s’intéresser ? moi. Nous n’avons pas besoin d’être des gens spéciaux pour que Dieu s’intéresse ? nous. Cependant, il s’adresse ? chacun de manière spéciale dans ce qui fait sa vie intime. Je suis Breton et Dieu ma parlé comme ? un Breton. J’étais dépressif, désespéré et alcoolique, et Dieu a utilisé les circonstances et les mots qui convenaient pour me parler. Je suis persuadé qu’il fait de même pour quiconque désire sincèrement le connaître. Bon, je vais vous raconter mon histoire, la vraie !

Fils de marin et petit-fils de paysan, je suis né dans un petit village breton ? 100 mètres de la mer. Les choses ont bien changé depuis. La plupart des gens parlaient encore le breton, mais on ne l’apprenait plus aux enfants. J’ai appris ? marcher avec des sabots de bois. J’avais 14 ans lorsqu’on a installé l’eau courante dans le village. Les paysans labouraient avec des chevaux et les marins pêcheurs naviguaient ? la voile. C’était la fin d’une époque. Il allait falloir s’adapter aux changements qui allaient se produire rapidement.

J’étais timide, renfermé et hypersensible. Ceci aide ? comprendre mon attirance vers l’alcool. J’ai compris, très jeune, qu’avec un coup dans le nez on osait dire et faire des choses dont on était incapable sans ce produit dopant. J’ai mis plus longtemps ? comprendre que bien souvent on le regrettait dès le lendemain. L’alcool n’était pas tabou en Bretagne. Je saisissais toutes les occasions pour goûter ? ses effets (Fêtes, grands travaux ? la ferme, stand de tir forains, et même au collège le dimanche midi).

Ma grande passion dans la vie, c’était la mer. Je la longeais tous les jours pour aller ? l’école et j’y étais pendant les vacances. Mon père était marin, il était sur la mer, un peu plus loin de l’horizon que je voyais chaque jour. Ainsi, pour moi, devenir un homme, c’était aller de l’autre côté de l’horizon, voir ce qui s’y passe. Évidemment, je n’avais pas encore compris que l’horizon recule au fur et ? mesure qu’on avance ! Je voulais être marin, marin, et rien d’autre !

Comme beaucoup d’enfants de la campagne, on m’a mis en pension ? l’âge de 12ans, et ceci pour 6ans. L’école était pour moi une sorte de salle d’attente obligatoire avant de pouvoir être un homme, c’est-? -dire dans ma tête de petit breton têtu, un marin.

A l’âge de 18ans je m’engageais dans la marine nationale, et après quelques mois de formation, j’embarquais sur un porte avions en direction du Pacifique sud. Enfin mon rêve se réalisait. Quelle émotion de passer le Cap de Bonne Espérance, de faire escale en Afrique, ? Madagascar, en Nouvelle Calédonie, puis de débarquer ? Tahiti !

Je croyais qu’une fois devenu marin, je n’aurai plus besoin de boire. Mais l’habitude était prise. Je ne savais pas comment fêter un événement sans l’arroser, ni comment me consoler sans noyer ça dans l’alcool. Oh, bien sur, ce n’était pas dans l’alcool pur ! Je savais boire comme on dit. Du punch et du whisky coca sous les tropiques ; et de la bière et du vin dans la vie ordinaire. Je croyais tenir le choc. J’avançais en grade normalement car j’aimais ce que je faisais. Mais mes ivresses ont fini par se faire remarquer, puis par me détraquer nerveusement. C’est en état d’ivresse que j’ai commis ma première tentative de suicide. Et dans la Marine on n’aime vraiment pas ça ; je fus donc réformé ; ou en d’autres termes viré de la Marine.

Je me retrouvais donc sur le plancher des vaches sans trop savoir qu’y faire. La Marine avait réglé son problème avec moi, mais moi je n’avais rien réglé du tout. Comme j’avais pas mal travaillé autour des pompes et des tuyauteries dans la Marine je devins plombier après une formation. Mais je perdis mon emploi, devinez pour quelle raison ? L’alcool, et en allant chercher ma dernière paye, je la buvais.

Sur le chemin du retour j’eus un accident. Je renversai un homme ? vélomoteur. Ce fut le choc, non seulement sur la route, mais dans ma conscience aussi. Jusqu’? ce jour je me disais : « Je peux faire ce que je veux, ça ne regarde pas les autres tant que je fais pas de mal ? personne. » Et l? , sans le vouloir, j’avais blessé un homme. Mon raisonnement s’écroulait, mais ma conscience s’éveillait. Je savais que j’étais en tort et je l’admettais. Je suivis une cure de désintoxication dans une clinique. Mais la dépression redoubla ses attaques. Dans ces premiers mois de sobriété tout semblait se liguer contre moi. Mon passé, non seulement me rattrapait, mais me dépassait. Découragé, je tentai de me suicider, mais je me réveillai quelques jours plus tard, au service réanimation de l’hôpital Ponchailloux ? Rennes. Le retour sur terre fut pénible. A ce moment-l? je croyais que ni la vie ni la mort n’étaient faites pour moi. J’étais comme un fantôme dans ma propre peau.

Néanmoins, après plusieurs mois de dépression, hospitalisé ? plusieurs reprises, je repris un travail dans une usine. Et comme la sobriété revient ? moins cher que la bibine je pus m’acheter un nouveau bateau. Le premier, payé avec ma première solde de quartier maître s’appelait « L’Épave », le deuxième, payé avec l’argent sauvé du bistro s’appelait « L’Espérance ». Ça ne s’invente pas des hasards comme ça ! Ils étaient tous deux des bateaux d’occasion, je n’avais pas choisi moi-même leurs noms.

L’Espérance était un voilier. Pour l’ancien mécanicien que j’étais c’était une découverte merveilleuse. Je pouvais naviguer en silence sans avoir les mains pleines de cambouis. Jusqu’alors j’avais navigué dans les bateaux des autres, maintenant j’en étais le propriétaire. Mais je me rendis compte bien vite que je n’étais pas toujours le maître ? bord, loin de l? ! Le vent ni les poissons n’étaient pas toujours fidèles aux rendez-vous. La tempête, par contre, s’invitait sans prévenir. Cette contrariété me poussa ? réfléchir. Je pressentais qu’il y avait quelqu’un derrière cette nature si merveilleuse, et ce serait bien d’être en bons termes avec lui. Ma recherche n’avait rien de religieux. Je voulais d’un Dieu laïc ! D’un Dieu qui préfère les bateaux aux églises ou aux mosquées, temples ou synagogues. Du fond de mon bateau, je criai vers le ciel ce que je ne savais pas être une prière : « Dieu, si tu existes, montre-toi. ».

Quelque temps plus tard, un camarade de travail ? l’usine me procura une Bible. Je la lus et crus que le Dieu que je cherchais dans mon bateau était le Dieu dont parle la Bible dès ses premières pages. Quel choc pour moi ! Mais un choc positif cette fois-ci. S’il y a un Dieu, c’est qu’il y un sens ? la vie, c’est qu’il y a de l’espoir. Et je partis ? la découverte de la Bible. Je lisais un peu partout. Au début, ? la fin et au milieu. Vers le milieu de la Bible je découvris les livres de Job, des Psaumes et de l’Ecclésiaste. Je fus surpris de découvrir les mots qu’ils utilisaient pour décrire leurs difficultés et souffrances personnelles. J’avais l’impression d’y lire ma propre expérience.

Job décrivait le désespoir par lequel j’étais passé : “Pourquoi donne–t–il la lumière ? celui qui souffre, et la vie ? ceux qui ont l’amertume dans l’âme, qui espèrent en vain la mort, et qui la convoitent plus qu’un trésor, qui seraient transportés de joie et saisis d’allégresse, s’ils trouvaient le tombeau ? A l’homme qui ne sait où aller, et que Dieu cerne de toutes parts ? Mes soupirs sont ma nourriture, et mes cris se répandent comme l’eau. Ce que je crains, c’est ce qui m’arrive ; ce que je redoute, c’est ce qui m’atteint. Je n’ai ni tranquillité, ni paix, ni repos, et le trouble s’est emparé de moi.” (Job 3:20-26 NEG)

Le roi David exprimait les mêmes souffrances intérieures tout en y voyant sa part de responsabilités, et demandait le secours de Dieu :« Psaume de David. Pour souvenir. Éternel ! ne me punis pas dans ta colère, et ne me châtie pas dans ta fureur. Car tes flèches m’ont atteint, et ta main s’est appesantie sur moi. Il n’y a rien de sain dans ma chair ? cause de ta colère, il n’y a plus de vigueur dans mes os ? cause de mon péché. Car mes iniquités s’élèvent au–dessus de ma tête ; comme un lourd fardeau, elles sont trop pesantes pour moi. Mes plaies sont infectes et purulentes, par l’effet de ma folie. Je suis courbé, abattu au dernier point ; tout le jour je marche dans la tristesse. Car un mal brûlant dévore mes entrailles, et il n’y a rien de sain dans ma chair. Je suis sans force, entièrement brisé ; le trouble de mon cœur m’arrache des gémissements. Seigneur ! tous mes désirs sont devant toi, et mes soupirs ne te sont point cachés. Mon cœur est agité, ma force m’abandonne, et la lumière de mes yeux n’est plus même avec moi. Mes amis et mes connaissances s’éloignent de ma plaie, et mes proches se tiennent ? l’écart. »(Psaumes 38:1-11 NEG) “Ne m’abandonne pas, Éternel ! Mon Dieu, ne t’éloigne pas de moi ! Viens en hâte ? mon secours, Seigneur, mon salut !” (Psaume 38:21-22 NEG).

L’Ecclésiaste est un auteur de la Bible qui m’a semblé aussi perplexe dans sa pensée que je l’étais. Le refrain de son livre c’est : « Vanité des vanités, tout est vanité. » . J’étais d’accord avec lui. J’étais d’accord pour dire que l’homme est compliqué, mais il le dit tellement mieux que moi : “Seulement, voici ce que j’ai trouvé, c’est que Dieu a fait les hommes droits ; mais ils ont cherché beaucoup de détours. ” (Ecclésiaste 7:29NEG). Et finalement je suis arrivé ? la même conclusion que lui : “Écoutons la fin du discours : Crains Dieu et observe ses commandements. C’est l? ce que doit faire tout homme. Car Dieu amènera toute œuvre en jugement, au sujet de tout ce qui est caché, soit bien, soit mal.” (Ecclésiaste 12:13-14 NEG).

Entre temps j’ai rencontré un pasteur qui tenait un stand sur une foire exposition. Je lui ai acheté une seconde Bible pour voir si c’était la même chose que dans la première. Et oui ! Je suis un brin méfiant. Cet homme m’a encouragé et m’a invité ? des réunions. Mais j’étais encore trop replié sur moi-même pour oser y aller. Cependant j’ai continué ? lire la Bible tout seul. Croire en Dieu avait déj? changé beaucoup de choses dans ma vie, j’étais délivré de mon vertige existentiel, mais de nombreux passages du N.T. me paraissaient bien forts par rapport ? mon expérience personnelle. Soit ils exagéraient, soit c’était moi qui n’avais pas encore vécu ces choses.

J’eus la réponse un jour où je lus dans l’Évangile selon Jean : “Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point.” (Jean 14:27 NEG). A la lecture de ces paroles je compris que Jésus m’offrait cette paix. Je me suis mis ? genoux entre le lit et l’armoire, seule place disponible dans ma petite chambre meublée et j’ai adressé une prière au Seigneur. Je lui ai dit : « Seigneur, je ne peux pas continuer plus loin sans cette paix dont tu parles dans l’Évangile. Je te donne toute ma vie, mais donne-moi ta paix. « Je me disais que ce n’était pas un très beau cadeau que je faisais au Seigneur, parce que personne n’en voulait, même pas moi ! Mais le Seigneur m’a pris au mot, il a pris ma vie en main, il m’a régénéré et m’a donné sa paix. C’est d’ailleurs pour cela que Jésus est mort sur une croix ? Golgotha.

Je suis né de nouveau ? ce moment-l? , pour utiliser le langage de la Bible. Mais la vie ne s’arrête pas au berceau ! J’ai du apprendre ? marcher, ? tenir debout quand tout n’allait pas sur des roulettes. Pour ceci Dieu m’a aidé de deux manières :

1. En m’apprenant ? me nourrir de sa Parole. Jour après jour j’ai lu la Bible, notant au fil de ma lecture les passages qui m’encourageaient. La Bible m’a aidé ? connaître Dieu et ses plans pour ma vie.

2. En me faisant comprendre que je n’étais pas fait pour rester tout seul dans mon coin. Un an après ma première rencontre avec ce pasteur je suis retourné le voir ? cette même foire exposition, et l? je lui ai dit : ? Dimanche !

A l’Église, ce dimanche l? , c’était un homme de passage qui parlait. Cet homme avait malmené sa vie encore plus que moi. Mais Dieu l’avait transformé ? un tel point que l’on avait du mal ? croire qu’il avait pu être autrefois gangster, proxénète, alcoolique et bien autres choses. Face ? un tel témoignage je ne pouvais pas dire que mon cas était trop difficile pour Dieu. Ceci m’aida aussi ? faire confiance aux autres chrétiens. S’ils acceptaient cet homme ils pouvaient m’accueillir tel que j’étais, ce qu’ils firent. Ils avaient trouvé dans la Bible ce que j’avais trouvé, je pouvais donc faire route avec eux, ce que je fis.

Quelque temps plus tard je demandais le baptême. Trois ans plus tard je quittais mon travail ? l’usine pour obéir ? l’appel de Dieu. Il fallut trois ans de plus pour que je rencontre Christine qui allait devenir ma femme. Le Seigneur nous a donné trois enfants qui sont adultes maintenant. Et par sa grâce, ils sont devenus croyants ? leur tour. Car la foi commence toujours par un choix personnel, même pour les fils de pasteur.

La foi c’est un cheminement qui ne s’arrête jamais. On ne vit pas sur le passé, ni même sur l’acquis, mais par une relation personnelle avec Dieu chaque jour de notre vie. Il est fidèle, c’est pourquoi nous n’avons pas ? avoir peur de nous décider ? le suivre.

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